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Ancien blog du syndicat sud area

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CATS_20/07/2007

Compte-rendu de la réunion de négociations relative à la CATS
Le Directeur des Ressources Humaines fait un préambule sur deux sujets.
- Avenant à l’accord 51 : la Direction est favorable à cet avenant qui concerne une
indemnisation des péagers seuls passant en barrière mais souhaite qu’il soit majoritaire. Il
est ouvert à signature jusqu’au mercredi 25 juillet.
- Accord de transition : les groupes de travail (au nombre de 7 avec l’ajout de la catégorie
mécanos, chefs mécanos, ce qui permettra que chaque OS soit représentée de la même
manière). Les comités de lecture existeront à partir du moment où les fiches de postes seront dégrossies. Le DRH attend donc nos propositions, sans quoi il procèdera par tirage au sort. La CGT demande un représentant par OS par groupe. Le DRH estime que pour le travail de rigueur attendu un groupe de quatre personnes est suffisant. Il s’agit d’une classification
unique pour l’entreprise. SUD estime que les moyens proposés sont insuffisants : plus on
alimente, mieux on alimente.
On passe ensuite à l’ordre du jour.
Rappels :
- Les étapes :
1) accord de branche ; 2) accord d’entreprise ; 3) signature de l’accord tripartite avec l’Etat.
- Le nombre de salariés concernés :
Les conditions à remplir : être âgé d’au moins 57 ans et de moins de 65 ans ; avoir une ancienneté d’un an dans l’entreprise ou de cinq ans dans la branche ; avoir travaillé 15 ans à la chaîne ou 15 ans en 2X8, en 3X8, en équipes successives ; conditions spécifiques pour les handicapés : dix ans de vie active soit 40 trimestres de cotisations au régime général de la sécurité sociale et être reconnus COTOREP au 30 avril 2007.
La notion d’équipe successive ne pose aucun problème pour les péagers et les receveurs chefs (travail en cycles), par contre la situation des salariés de la viabilité est à étudier (la difficulté est liée au chevauchement de postes en période de VH et au fait qu’on ne peut pas définir de cycle).
AREA les compte dans les bénéficiaires, mais attend prudemment l’avis de l’Etat. Toutefois, le
DRH n’est pas inquiet.
Les TPA ne sont pas concernés du fait que les notions de travail successif et de cycle ne leur sont pas applicables [pourtant, question pénibilité, n’avoir aucun rythme de travail, c’est assez rude pour l’organisme]. La CFDT demande que sur le principe de la reconnaissance de la pénibilité, les TPA soient pris en compte. La Direction accepte, tout en précisant que, selon les critères, peu de TPA sont concernés [trop jeunes, pas assez anciens…].
La limite de l’adhésion est fixée au 30 avril 2012. Quelques chiffres :
Hors salariés TPA, les salariés potentiellement concernés sont au nombre de 109 : 80 au péage (17 RP 2X8 ; 40 RP 3X8 ; 2 RC 2X8 ; 21 RC 3X8) ; 24 en viabilité ; 5 à la sécurité (4 permanents de sécurité et 1 chef de salle), soit 10 % de l’effectif CATSables. A ces 109 salariés potentiellement concernés, s’ajoutent 6 salariés handicapés et les personnes qui n’auraient pas été notées (conditions acquises hors AREA). Lors de la demande à l’Etat, l’entreprise a droit à une marge de 10 %.
Jusqu’à fin 2010, 81 personnes sont concernées : « la Direction va-t-elle faire péter ses objectifs ? »
Le DRH rebondit en avançant qu’il ne s’agit pas d’un accord de plan social mais bien d’un accord sur la pénibilité. Il rappelle ce qu’il a toujours dit : l’entreprise est en capacité d’atteindre le seuil de départ du péage (70 à 90 personnes) sans licenciement ni mutation forcée [ni aucune pression de toutes sortes ?...]. On se place sur le volontariat, si les finances suivent arguent les OS, cela va de paires pour le DRH.
- L’allocation :
L’allocation n’est pas du salaire (d’où pas de cotisations à la sécurité sociale) mais un revenu de remplacement versé par les ASSEDIC et calculé sur le salaire de référence des douze derniers mois glissant (salaire soumis aux charges). L’allocation correspond à 65 % de ce salaire de référence lorsqu’il est inférieur au plafond annuel de la sécurité sociale. S’il est supérieur — entre une et deux fois le plafond — la part qui dépasse est à 50 %.
Dans ce cadre, le salarié va être amené à faire des calculs…
Dans le cadre de cet accord, ASF a augmenté le salaire de référence en ajoutant une prime de pénibilité équivalente à six mois de salaire. Il est à noter cependant qu’à ce jour, il n’y a pas d’accord tripartite… L’Etat va-t-il accepter de prendre en compte cette prime dans le calcul du salaire de référence ? A souligner par ailleurs que ASF est dans une logique de diminution d’effectif (les départs à la viabilité fourniront autant de place pour le reclassement des péagers). On n’est pas dans cette logique-là ni sur APRR, ni sur AREA : on n’est pas en situation d’inciter les gens à partir massivement [uniquement du volontariat…].
Le DRH affirme que la CATS est, pour notre entreprise, un outil pour le personnel et pas pour la Direction : le premier objectif visé est la pénibilité. Le DRH signale qu’il a envoyé une étude aux exploitations des deux filiales, dans le but de tenir compte de ces départs par rapport à
l’automatisation. Il ne veut pas se trouver dans la situation de devoir embaucher des péagers.
Toutefois, si des départs en plus rencontrent un intérêt dans la gestion par rapport à
l’automatisation, les propositions de l’accord CATS pourront être revues.
La CFDT fait part de sa vision des choses [optique : les péagers modulés] : la CATS peut permettre
de vider les tours fixes et de réaffecter ainsi les postes aux TPA, ce qui, par conséquent, permettra
d’augmenter les seuils. On aboutirait alors à un système dynamique qui résoudrait le problème de la
précarité [parce que le travail à temps partiel — non choisi — n’est pas une forme de précarité,
peut-être, et parce que les horaires décalés en dehors de tout cycle ne sont pas un facteur de
pénibilité évidemment].
Le DRH n’est pas tout à fait d’accord sur le flux augmentation des seuils TPA et départ des tours
fixes : augmenter les seuils des TPA n’est pas une solution pour la gestion du péage, le système des
CDIA fonctionne très mal sur APRR alors que l’organisation sur AREA fonctionne de manière plus
harmonieuse. La CFDT invoque la productivité grâce aux TPA, SUD n’en croit pas ses oreilles. Le
DRH refuse d’entrer dans la discussion de l’embauche au péage, mais est prêt à étudier un modèle
économique cohérent et fiable à partir des départs en CATS, de la variable automatisation
(augmentée en conséquence) et de la variable TPA.
SUD, halluciné par l’échange qui vient d’avoir lieu, fait savoir son indignation par rapport au
discours tenu par une « organisation syndicale » et rappelle qu’on est là pour parler de pénibilité.
La compensation des pertes d’emplois données aux TPA est une idée qui séduit le DRH, bien qu’il
y ait d’autres paramètres à considérer. La CFDT parle de qualitatif… La Direction ne souhaite pas
vider les tours fixes pour les remplacer par des TPA : ce serait en désaccord avec le plan
d’automatisation. Il faut rechercher l’équilibre.
FO remet en cause l’automatisation du fait des manquements techniques en soulignant le problème
alarmant des 4 Free Ride inopérantes installées à Cruseilles en remplacement de 2 BLS qui
fonctionnaient. Le fait qu’il n’y ait plus que 6 cabines au lieu de 10 n’arrange pas la situation et ça bouchonne. Il y a un manque de personnel et de cabines.
Le DRH répond par une pirouette en rappelant qu’il n’est pas pour des départs massifs.
FO souligne encore le manque de techniciens en Savoie et la baisse de qualité de service.
Le DRH souhaite revenir au sujet du jour et fait état des autres éléments à prendre en compte. Sont maintenues la mutuelle, la prévoyance et la retraite complémentaire : la Direction s’engage. Une
astuce est à mettre en place au moment du passage à la retraite en référence à l’article 16 de la Loi
Fillon du 21 août 2003 : le salarié prévient du moment où il va partir à la retraite et la procédure de
mise à la retraite est faite par l’entreprise sans charges, ni impôts.
L’organisme gestionnaire est l’UNEDIC. L’entreprise aura à verser un peu moins de 100 € par
dossier et 5,22 € par mois, par salarié sur le temps à couvrir.
La Direction est prête à signer un accord CATS et souhaite que cet accord réponde à la pénibilité.
Elle réfléchit à une solution alternative « gagnante - gagnante » pour un équilibre, avec incitation qui ne serait alors peut-être qu’une prime. Toutefois, si on n’y arrive pas, on en restera à un accord CATS classique.
Hypothèse d’école : le salarié peut être rappelé.
Il y a une ambiguïté par rapport à l’intéressement et la participation : le salarié est absent de
l’entreprise. Donc il ne devrait pas y prétendre.
C’est au CE de décider s’il conserve les allocataires dans son giron alors qu’ils ne font pas partie de la masse salariale.
SUD fait part de sa position : on règle la politique de l’entreprise. Si on parle de pénibilité, ce n’est pas cher payé. Des personnes veulent partir, mais elles vont y perdre. La proposition n’est pas incitative. La productivité de l’entreprise est déjà énorme, les salariés ont droit à quelque chose, autant que les actionnaires [sinon plus, vu que ce sont eux qui produisent les richesses de l’entreprise…].
L’idée de la CATS c’est de dire que certains salariés doivent partir à la retraite avant les autres du
fait de la pénibilité, mais le DRH exprime le fond de sa pensée : cet accord CATS est
discriminatoire pour ceux qui restent [donc, en fin de compte, ne mettons pas cet accord en place.
Cela dit, si l’entreprise pouvait tirer un bénéfice, le discours serait autre…].
Combien ça coûte ? Le chiffre le plus pessimiste tenant compte du fait que tous les salariés
concernés partent à 65 ans s’élève (pour la part employeur) à 8 453 000 €. Le calcul légitime (âge moyen de 61 ans ) équivaut à 5 000 000 €.
La date de la prochaine réunion sur le sujet est fixée au 19 septembre.
Avant de partir le DRH nous souhaite de bonnes vacances et dit qu’il croit qu’on a bien travaillé ce premier semestre (accords GPEC, NAO, TPA) pour le bien commun. En ce qui concerne les autres sujets de négociation (égalité professionnelle ; handicapés), on fixera un calendrier à la rentrée.

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