Le Directeur des Ressources Humaines ouvre la séance en précisant qu’il s’agit pour cette quatrième réunion sur le sujet d’examiner le projet d’accord envoyé aux organisations syndicales le 18 novembre dernier. Il rappelle que, pour la Direction, ce projet d’accord est un projet important à triple titre :
Le texte, organisé en sept points, est placé sous le haut patronage des ressources humaines. Concernant la méthode, les OS feront leurs remarques article par article.
Le cadre législatif est rappelé dans le préambule (loi du 11/02/05). Est précisé par ailleurs le fait que les handicapés constituent une ressource humaine comme les autres, sans ostracisme, et un facteur d’enrichissement pour l’entreprise.
NB : ce texte sera à la consultation du comité d’entreprise bien que ce ne soit pas nécessaire.
Article 1 : création d’une commission permanente
Remarques diverses :
le DRH n’y est pas favorable. En effet, le domaine est réglé au millimètre par la loi. Le seul maître en matière de reconnaissance d’inaptitude est le médecin du travail. Dire qu’une commission ad hoc serait partie prenante de la procédure pose un problème de droit (au même titre que l’initiative fâcheuse de reclassement en poste allégé en cas d’accident du travail prise sur APRR Rhin. Initiative déboutée — mais qui montre ce dont le management peut être capable). L’Adjointe au DRH précise que la commission aura un rôle à jouer en amont au niveau formation, aménagement de poste, ergonomie. Le DRH souligne le rôle collectif de la commission plutôt que ponctuel et individuel.
Le DRH se dit surpris par le fait que les médecins du travail ne soient pas toujours présents en réunion du CHSCT. Il est d’accord sur le fait que la commission perdra de sa substance si le médecin du travail est absent des réunions.
C’est au coordinateur de prendre les initiatives nécessaires dans ce domaine et de mettre en œuvre les décisions.
Le DRH n’est pas contre le fait qu’il y ait trois représentants salariés.
Quand elle est reconnue comme telle et qu’elle le déclare — qu’elle fait son « outing ». Le DRH souligne la subtilité du sujet : on peut être handicapé apte ; handicapé inapte ; non handicapé apte ; non handicapé inapte.
Le DRH veut que ce soit l’entreprise qui soit à la manœuvre — pour reprendre une expression à la mode. Il ne voit aucune difficulté à ce qu’on fasse appel à des partenaires, mais pas à un en particulier.
Le DRH estime que les quatre réunions vont être tenues (les deux annuelles plus les deux complémentaires), ce qui va faire une par trimestre, ce qui n’est déjà pas mal. La réunion se tiendra autant que besoin en termes de durée.
Le DRH préfère demander un engagement du médecin du travail qui en tant qu’acteur important doit participer.
Le DRH explique que les deux situations sont bien séparées. Il est nécessaire de traiter les problèmes concrètement afin de déterminer des postes de reclassement.
Article 2 : missions du coordinateur « handicap »
Le coordinateur qui sera une coordinatrice sera le chef d’orchestre qui met les dossiers en musique. Dans le cadre du raisonnable, la Direction sera bienveillante quant aux mesures de nature à assurer l’amélioration des conditions d’emploi des salariés handicapés.
Article 3 : engagement relatif à l’obligation d’emploi de handicapés
L’objectif de 6 % reste un objectif à l’horizon (c’est-à-dire inatteignable), toutefois le DRH — doux utopiste pour ses collaborateurs — s’engage sur deux embauches nouvelles de handicapés par an.
NB : l’obligation légale de 6% représentent 63 personnes pour AREA (1062 salariés). Or actuellement, l’entreprise compte 21 personnes handicapées.
SUD souligne qu’à deux embauches par an, il faudra vingt ans pour atteindre les 6 %.
SUD demande si une signature d’accord entraîne une détaxation par rapport à l’AGEFIPH. Le DRH répond par la négative.
SUD remarque que, le secteur dans lequel les handicapés sont le plus représentés étant le péage, un secteur amené à décroître, l’effort à fournir pour les nouvelles embauches va être énorme.
Article 4 : Etude ergonomique des postes. RAS
Article 5 : Procédure de recrutement et d’intégration. RAS
Article 6 : Mesures spécifiques concernant l’adaptation des postes. RAS
Article 7 : Actions de reconversion. RAS
Article 8 : Formation. RAS
Le projet d’accord remanié sera envoyé aux OS et présenté à la prochaine réunion du comité d’entreprise (le 22 décembre).