Le projet a été envoyé aux organisations syndicales, mais demeure négociable. Le Directeur des Ressources Humaines fait état des éléments importants pour la Direction.
Rappel de ce qui sest passé depuis 2005 : le montant de la réserve spéciale est passé de 3,7 millions en 2005, à 4,2 millions en 2006 et à 4,6 millions en 2007, soit une augmentation de 24,3 %.
Le montant moyen par salarié est évalué à : 2492 pour 2005 ; 3015 pour 2006 ; 3584 pour 2007. [Rappel : avec la hiérarchisation, lécart se creuse entre les différentes catégories de personnel et « plus tu gagnes plus tu touches »]
Daprès le DRH, il ny a pas de raison objective pour que la participation ne suive pas une nouvelle évolution positive en 2008. On peut imaginer que dans trois ans la participation dAPRR rejoigne celle dAREA. Pour lheure , le projet daccord est distinct pour les deux entreprises.
Un autre élément à prendre en considération est le fait que le groupe EIFFAGE considère lépargne salariale comme quelque chose dimportant.
Par ailleurs, il est vraisemblable, bien que non avéré, que le gouvernement fasse évoluer le dispositif de <st1:PersonName productid="la participation. La CFDT" w:st="on">la participation. La CFDT</st1:PersonName> fait remarquer, à linverse, la démarche avancée par la SICAVAS (entité qui ne rend de comptes à personne) qui oblige à placer sur son dispositif et soppose au déblocage anticipé.
Note au passage dun discours dexpert : « la TAT joue sur le VA ». Traduction : la taxe sur laménagement du territoire joue sur la valeur ajoutée [est-ce vraiment plus clair pour qui ne sintéresse pas au mode de calcul de la réserve spéciale ?]
La CFDT demande la mise en place dune compensation pour lexercice négatif précédent soit sous la forme dallocation dactions gratuites, soit sous la forme dune prime spéciale. En outre, lOS demande la mise en place dun livret dépargne salariale comme le préconise la loi (loi Fabius). Ladjointe au DRH souligne la difficulté dapplication de cette loi.
La FAT se prononce pour une meilleure surveillance et un changement de larticle IV (versement de la participation). Le DRH rappelle que sans signature (ça peut arriver, ce nest pas un soucis, mais ) la participation sera versée sur un fonds monétaire de lentreprise et bloquée huit ans. Il souligne que ce sont les salariés qui vont apprécier
Pour la CFTC, larticle IV est bloquant : cest une demande des salariés davoir le choix de placement.
Le DRH répète la leçon : sagissant de larticle IV, il ne peut malheureusement pas nous laisser le moindre espoir. Cest la politique dépargne salariale dEIFFAGE. Il rappelle, concernant lintéressement, quil y a 40 % de souscripteurs chez AREA et 40 % de sommes placées (cest mois que dans dautres entreprises du groupe, mais cest déjà ça).
SUD fait remarquer que si le gouvernement fait évoluer le dispositif participation, le blocage sur huit ans a des chances dévoluer aussi. Pour le DRH, ce nest pas un bon calcul.
SUD insiste sur le manque de pouvoir dachat.
Le DRH souligne quil voit des salariés sur lensemble de lentreprise qui sont contents de <st1:PersonName productid="la politique P" w:st="on">la politique P</st1:PersonName>+I (participation et intéressement).
FO souligne que par rapport à lensemble des sociétés du groupe EIFFAGE, AREA est celle qui touche le plus au niveau de la participation (rapport de 1 à 4). LOS remet en cause la politique qui ne tient pas compte des chiffres.
La CGC se prononce pour une signature. LOS réédite sa demande dactions gratuites et rejoint la CFDT sur le supplément de réserve permis par la loi.
La CGT demande une clarification sur les fonds et estime larticle IV bloquant.
SUD revient sur larticle III pour demander une répartition plus équitable : SUD se prononce en effet contre <st1:PersonName productid="la hiérarchisation. SUD" w:st="on">la hiérarchisation. SUD</st1:PersonName> fait aussi remarquer que pour un salarié amené à débloquer avant terme les sommes placées, la perte est réelle. SUD souligne ensuite la situation de léconomie mondiale : le monde boursier est en train de sécrouler. Le DRH a un coup de sang, il en jette ses lunettes et rétorque que ce nest pas lobjet de <st1:PersonName productid="la réunion. SUD" w:st="on">la réunion. SUD</st1:PersonName> insiste : AREA nest pas en dehors du monde. SUD se prononce contre le paiement différé et finalement contre le projet.
En synthèse, les choses paraissent simples au DRH, une fois revenu de son énervement envers SUD. Il a écouté lensemble des revendications. A titre personnel, il estime que le PERCO est un bon support mais il faut sassurer de la volonté du groupe pour aller dans ce sens. Il lui est par contre impossible de répondre favorablement à une distribution dactions gratuites. Reste une possibilité de complément de la réserve spéciale de participation : il apportera rapidement <st1:PersonName productid="la réponse. Il" w:st="on">la réponse. Il</st1:PersonName> ny aura pas de réécriture de larticle IV. Ce quil est possible de faire, cest de donner la valeur à la date de dépôt. Le DRH va engager une négociation avec la proBTP pour la mise à disposition de bulletins clairs, nets et précis. Il précise que la dépense sera prise en charge par AREA.
Indépendamment de cela, laccord 66 sera porté à lordre du jour de la prochaine réunion du comité dentreprise pour avis, dans le but de le mettre à signature rapidement.
Le DRH rappelle quil est attaché à cette entreprise et à ses salariés [Euh Sauf à ceux qui sont chez SUD, peut-être, non ? ;o))].