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Ancien blog du syndicat sud area

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Les salariés paient la facture de l'inflation

Lu dans Ouest-France

L'augmentation des salaires ne compense pas la hausse des prix. Des chiffres officiels confirment le ressenti des Français.

Hier, le ministère de l'Emploi a dit tout haut ce que le consommateur pensait tout bas en passant à la caisse de son hypermarché ou en payant son plein d'essence : les prix augmentent plus vite que les salaires.

Plus précisément, la progression du salaire moyen de base (SMB) est évaluée à 2,7 % sur un an, au 31 mars 2008. Alors que l'inflation s'élève à 3,1 %. D'où une baisse du pouvoir d'achat de 0,4 %. Cette information ne surprendra pas grand monde. Cette évolution négative du SMB est pourtant une première depuis 2002.

Les optimistes auront beau jeu de saluer que ce SMB correspond à la rémunération de base déclarée par les entreprises, hors primes, gratifications et heures supplémentaires. Mais le salaire moyen par tête (SMPT), qui reflète de manière plus complète la masse salariale versée par les entreprises, est, lui aussi, mal orienté.

L'Insee précise que « la réforme des heures supplémentaires aurait soutenu la hausse du salaire moyen par tête fin 2007 et début 2008 », mais que « cet effet positif devrait toutefois s'estomper progressivement ».

Nuages noirs sur l'économie

Pour les ouvriers et les employés, la situation est inédite depuis 1984-1985. Les experts estiment que l'inflation a annulé tous les gains de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO). Le niveau du Smic (8,63 € brut/heure) devrait donc être relevé de 0,9 % le 1er juillet, après sa revalorisation anticipée de 2,3 % en mai.

Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, les nuages noirs s'accumulent sur l'économie française. L'inflation est au plus haut depuis 1991. L'Insee révise à la baisse les prévisions de croissance pour 2008, avec seulement + 1,6 %. La consommation des ménages manque de vigueur. Le marché immobilier rentre dans la tourmente. Seule consolation, le taux de chômage devrait continuer sa décrue. Mais à un rythme plus faible. François Fillon et Christine Lafarge ont qualifié les chiffres de l'Insee « d'exagérément pessimistes »
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