Compte-rendu de la réunion de négociation annuelle obligatoire (NAO) du vendredi 11 mai 2007<o:p></o:p>
<o:p>
</o:p>
Deuxième rencontre. La Direction souhaite clairement aboutir à un accord majoritaire.
<o:p> </o:p>
La CGT, SUD, CFTC et CFDT demandent louverture de négociation sur le 3X9.
Le Directeur des Ressources Humaines explique quil sagit dun dossier très,
très compliqué et quil ne faut pas ouvrir une boîte de Pandore. Il propose que
chaque Organisation Syndicale trace les problèmes et les questions (en essayant
dêtre synthétique) quelle souhaite voir aborder. Il souligne toutefois la
question du calendrier.
<o:p> </o:p>
Puis le DRH rappelle les trois propositions du 26 avril dernier :
- Augmentation générale de 1,7 %
- Revalorisation de la prime transport : 1,71 % (77 )
- Augmentation de la valeur du panier : 2,60 % (5,90 )
<o:p> </o:p>
Le Directeur Général nous expose les cinq propositions du jour (sans oublier de rappeler les chiffres bas de linflation) :
- Augmentation générale : 1,9 %
- Effort sur le panier : 4,60 % (6 )
- Revalorisation de la prime transport : 2,37 % (77,50 )
- Augmentation du ticket restaurant : 1,87 % au 1e juillet (8,15 )
- Augmentation de <st1:PersonName productid="la franchise TIS" w:st="on">la franchise TIS</st1:PersonName> : 5,05 % (257 -> 270 )
<o:p> </o:p>
La CGC rappelle sa proposition daugmentation proportionnelle.
<o:p> </o:p>
La CFTC qui nétait pas là lors de la première réunion fait état de ses propositions : + 2,5 % daugmentation générale ; une revalorisation du panier ; une revalorisation de la prime transport ; le maintien de la prime transport durant une absence maladie.
<o:p> </o:p>
SUD estime que les propositions de la Direction sont insuffisantes du fait de la bonne santé de lentreprise et demande une augmentation proportionnelle aux gains de lentreprise, soulignant que intéressement et participation sont autre chose que du salaire.
<o:p> </o:p>
Le DRH souligne le fait que les hauts cadres ont des rémunérations individualisées du fait quils ont des missions, des objectifs. Il a entendu le signal émis par la CGC et parle de politique à décliner à lensemble de lencadrement, tous les cadres constituant un même groupe. Il donne ensuite la parole à la FAT qui na encore rien dit.
<o:p> </o:p>
La FAT reste sans voix.
<o:p> </o:p>
FO a pris note des propositions de la Direction et propose 3 % au 1e janvier du fait des bons chiffres de lentreprise.
<o:p> </o:p>
Le DRH considère quil ny a pas que laugmentation générale, quil y a un tout.
<o:p> </o:p>
Les OS souhaitent une suspension de séance. Le DRH revient, avant, sur des points avancés le 26 avril :
- Journée de solidarité : il ne souhaite pas revenir dessus.
- Les médailles : le DRH qui dit en passant que lui-même ne demandera pas la sienne il naime pas les décorations précise que le système dAREA est le plus favorable par rapport à ce qui se fait sur dautres sociétés dautoroutes et la CCNB.
- Le chèque transport : sadresse aux entreprises qui ne versent rien.
- Dautres éléments, par contre, pourraient faire lobjet dun relevé de conclusion. Le DRH na pas perdu de vue la possibilité de proposer une prime, dun montant qui reste à définir, pour les salariés péagers seuls, amenés à passer sur une grande barrière et à perdre, de ce fait, une part de rémunération. Le DRH estime que cette mesure pourrait conduire des OS non signataires à signer laccord 51 [voui, voui, voui Des deux mains même !]. Cette prime serait unique ou dégressive et constituerait un complément du dispositif de laccord 51.
<o:p> </o:p>
La CFTC évoque le test en grandeur nature dun péage tout automatisé (Saint Exupéry) le jour de grève.
<o:p> </o:p>
Le DRH estime que la question est de nature un peu différente. Puis, il enchaîne sur les autres points : des questions ont été soulevées au sujet des problèmes de classification ; concernant la CATS, nous y reviendrons quand nous y verrons plus clair [ ???]. Comme il aime bien les métaphores sportives, le DRH dit : « on prend les matchs les uns après les autres ». Il aborde ensuite la question des retraites. La négociation dun PERCO (plan épargne retraite collectif) doit senvisager dans un contexte déquilibre entre rémunération immédiate et rémunération différée. Il tient à lier cette négociation à la NAO.
<o:p> </o:p>
La CGC reconnaît quil sagit de dépense mais quen face il y a des recettes.
<o:p> </o:p>
SUD se prononce daccord pour une négociation PERCO et reprend largument avancé par la CGC de partage équitable avec les salariés.
<o:p> </o:p>
Le DG explique que cest tout le modèle mis en place avec laccord dintéressement : une partie significative de la richesse est redistribuée aux salariés.
<o:p> </o:p>
SUD rappelle quil sagit dun paiement différé.
<o:p> </o:p>
Le DG défend la politique du groupe EIFFAGE. Il estime que le groupe de ce point de vue va dans le sens de SUD [si, si ! EIFFAGE partage ses bénéfices avec ses salariés, mais dans sa bourse. EIFFAGE partage tellement bien avec ses salariés que SUD Autoroutes et SUD AREA ont lancé un mouvement de grève la semaine dernière ].
<o:p> </o:p>
Le DRH aborde ensuite la situation de bras de fer avec SACYR et les sociétés espagnoles : la tactique juridique est édifiante.
<o:p> </o:p>
Dernier point : la visite médicale. Le DRH rappelle quelle est prise en charge par lentreprise. Il estime quil appartient au service médical de convoquer les salariés pendant leur temps de travail.
<o:p> </o:p>
Suspension de séance.
<o:p> </o:p>
Au retour de la Direction, le porte parole habituel fait la proposition dune augmentation générale à 3 % dans le cadre que lon connaît. Il souligne le besoin de motiver les salariés. La FAT et la CGT alimentent : à 3 % tout le monde signe même SUD, après consultation des salariés.
<o:p> </o:p>
Nouvelle suspension de séance demandée par la Direction cette fois.
<o:p> </o:p>
Le DG, dune voix peu audible, nous donne les raisons pour lesquelles, il ne peut pas accorder 3 % : dans le contexte dinflation que lon connaît, tenu compte du niveau du GVT, la proposition des OS est inconcevable. Cela étant, il souhaite un accord et nous propose donc 2 % daugmentation générale avec un effort pour les bas salaires (ceux qui sont inférieurs à 1500 ) de 0,2 %. Les autres propositions sont maintenues.
<o:p> </o:p>
Le DRH explique que les rémunérations sont échelonnées sur les grilles avec un passage à 1500 . On parle de salaire brut de base reconstitué.
<o:p> </o:p>
SUD remarque que 0,2 % équivaut à 3 pour un salaire de 1500 .
<o:p> </o:p>
Le calcul nest pas très révélateur selon le DRH
<o:p> </o:p>
Un chiffre : 0,11 % cest le coût du panier dans la masse salariale.
<o:p> </o:p>
Note au passage : la Direction ne nous a pas transmis le document sur la comparaison des rémunérations 2005 2006
<o:p> </o:p>
Remarque : on veut nous faire pleurer sur le coût que représentent les salaires pour lentreprise. Cest oublier que ce sont les salariés qui font fonctionner lentreprise et font gagner tous ces bénéfices à la société.
<o:p> </o:p>
Nouvelle suspension de séance : les OS décident de maintenir une demande à 3 %.
<o:p> </o:p>
Cest un nouveau porte parole qui annonce à la Direction que lentreprise se porte bien, que les propositions dAREA sont inférieures à celles faites sur APRR et que chacun doit prendre ses responsabilités. [En clair : on veut 3 % sinon, on est prêt à lancer un préavis de grève. Deux réflexions sur le fait que le message soit porté par la CGT : dune, ça implique cette OS dans « lintersyndicale », de deux, la CFDT reste dans son rôle de partenaire social qui discute mais ne se met pas en première ligne pour annoncer un conflit possible. Question subsidiaire : et comment se fait-il que le conflit soit envisagé ? Parce que la journée de grève du 4 mai a démontré que les salariés étaient prêts à partir ?]
<o:p> </o:p>
Le DG conclut sur le fait que nos points de vue sont très éloignés aujourdhui. Il nous propose une nouvelle date pour nous retrouver : le 24 mai, à 9 H, à Bron (<st1:PersonName productid="la réunion DP" w:st="on">la réunion DP</st1:PersonName> étant renvoyée, pour le coup, au 30 mai).
<o:p>
</o:p>
La question qui se pose à ce stade :<o:p></o:p>
A combien les OS sont-elles prêtes à descendre pour signer (sachant que la moyenne des premières propositions était à 5 % et quon est aujourdhui à 3 %) ?