L'entreprise de logistique GT Logistics, basée à
Bassens, en Gironde, a proposé à ses salariés un "contrat de garantie de
permanence de prestation", accompagné d'une "avance permanente de 1 000
euros" remboursable en cas de grève. Ce qui a déclenché la colère des
syndicats.
"Face à un mouvement collectif du personnel qui proteste contre
le blocage des négociations salariales par la direction, l'entreprise n'a rien
trouvé de mieux que de proposer de racheter le droit de grève", a réagi le
syndicat CFDT des transports routiers Aquitaine dans un
communiqué.
"UNE GRANDE MAJORITÉ DES SALARIÉS Y A ÉTÉ
SENSIBLE"
Les salariés ayant signé ce document se
retrouvent "emprisonnés", a estimé Pierre Prat, délégué syndical CFDT de
GT Logistics à Tarnos (Landes), qui a ajouté que le site, qui emploie une
centaine de personnes, est touché depuis plusieurs jours par des débrayages dans
le cadre des négociations salariales annuelles. Le délégué syndical, qui précise
gagner "moins de 1 200 euros nets par mois, primes, ancienneté et
13e mois compris", estime qu'avec cette avance, "il n'est plus
question d'arrêter le travail".
Eric Sarrat, le PDG du groupe basé à
Bassens (Gironde), a confirmé l'existence de ce contrat. Il indique qu'"une
grande majorité des salariés y a été sensible", sans toutefois préciser le
nombre de signataires et les modalités de remboursement en cas de maladie, par
exemple. Selon lui, il s'agit "de régler les problèmes à Tarnos" en
pleine période de renégociation avec le motoriste Turbomeca, principal client du
site landais de GT Logistics. La CFDT a fait part de son intention de saisir
l'inspection du travail.