Compte-rendu de la réunion de la commission de suivi de laccord 61 concernant les astreintes
La commission a été réunie pour traiter dun sujet qui pose problème sur le terrain : les astreintes. Le Directeur des Ressources Humaines donne la parole aux organisations syndicales pour quelles fassent part de leurs diverses remarques. Sans surprise, cest la CFDT qui commence.
Cette OS fait état de quatre questions concernant : les postes programmés sur les astreintes ; les primes de prévenance ; les appels en dehors de lastreinte ; les appels en cours dastreinte pour un poste en dehors de lastreinte ; limpact des jours de repos avec les astreintes.
SUD ajoute des questions supplémentaires au sujet : des postes programmés le lundi suivant lastreinte ; le refus de poste par rapport à un poste programmé ou donné avant lastreinte ; le paiement de la prime de prévenance en cas de poste programmé sur lastreinte ; du problème rencontré par les étudiants pour réaliser des astreintes.
FO demande quel est le nombre de personnes dastreinte par centre.
La FAT propose de redéfinir la durée de lastreinte.
Au sujet des postes programmés, le Chef du Département Péage explique que cest la solution ultime en cas de manque de personnel, quand on ne peut pas faire autrement. Selon lui, la vraie question porte sur le paiement de la prime de prévenance pour ces postes-là.
Le DRH a un point de vue différent. Sur le principe, les choses sont relativement claires : lastreinte est une période pendant laquelle le salarié est à disposition de lentreprise. Il y a incompatibilité entre la programmation et lastreinte.
Le DRH met de lordre dans les idées : on regarde leffectif à disposition (titulaires, TPA, intérimaires si nécessaire) et on programme des postes pour les TPA qui ne sont pas en astreinte. La règle de fonctionnement cest que le personnel en astreinte constitue une ressource humaine en réserve.
La CDFT souligne que si des postes sont programmés sur les astreintes, cest dû à un manque de personnel. LOS interroge sur la longueur de lastreinte et sur le nombre de leffectif figé.
SUD évoque le cas du CP1 où lastreinte correspond à du remplacement.
Le DRH répète que les TPA CDI sont prioritaires sur lutilisation des heures et que la consommation de ces heures doit être suivie précisément. Il parle déquité et de respect des seuils.
La CGT évoque le cas dune salariée au terme de ses heures complémentaires, dont lastreinte a été barrée.
La CFDT saisit loccasion pour rappeler que le mode dorganisation avec le niveau des seuils actuel limite la flexibilité de lentreprise qui gagnerait à augmenter les seuils.
SUD évoque le cas des étudiants à contrat supérieur à 400 heures et qui se trouvent en difficulté par rapport aux astreintes. Le DRH maintient quil y a des contrats inférieurs à 400 heures pour les étudiants et quun contrat supérieur à 400 heures doit intégrer les astreintes.
SUD souligne quon ne vit pas avec un contrat inférieur à 400 heures, que des étudiants qui travaillent les week-ends et pendant les vacances dépassent ce seuil et que ceux qui étaient dans lentreprise avant laccord 61 se trouvent maintenant coincés. Mais, pour le DRH, il ny a pas daménagement possible.
SUD propose daugmenter le seuil de lintégration des astreintes ou de mettre en place jusquà 600 heures deux types de contrats, avec ou sans astreintes.
Le DRH donne la parole à une autre OS pour passer à un autre sujet. Pour lui les contraintes du travail sont un choix à faire et les personnes concernées doivent accepter le système.
Le DRH aborde le point sur la prime de prévenance : pendant lastreinte, cest simple cest larticle 3.2 alinéa 2. En cas dappel en cours dastreinte pour un poste en dehors de lastreinte, cest la prime de prévenance qui se déclenche avec la possibilité daccepter ou de refuser le poste.
Pour les OS, il paraît logique de faire appel aux TPA disponibles avant les astreintes jusquau vendredi 13 H. Le DRH confirme que le TPA en astreinte doit être utilisé pendant sa période dastreinte. Les autres postes connus avant doivent être proposés aux autres TPA disponibles. La période dastreinte est une période sanctuarisée.
Le DRH est davis que lon doit rester calé sur une moyenne de neuf astreintes par an.
Il souligne que lintérêt de lastreinte est dans la fluidification de lorganisation quelle doit permettre.
Pour la FAT, laccord 61 est une avancée. La société évolue et lon doit évoluer avec. [Euh Tout dépend de la direction prise. Laccord 61 nest pas parfait, son application a mis à jour des problèmes auxquels on navait pas forcément pensé.]
La CFDT remarque quil ny a pas possibilité de juxtaposer le jour de repos et lastreinte.
Le CPP rappelle les contraintes légales à respecter : si un TPA a un poste en P1 le lundi matin, il ne peut pas effectuer de poste dastreinte le dimanche en P2 ou P3. SUD et FO soulignent quil nest pas logique de programmer un poste le lundi matin suivant le week-end dastreinte.
Conclusion : si le DRH a bien recadré le fonctionnement des astreintes, il est par contre resté intransigeant au sujet des salariés TPA étudiants. Admettons que lentreprise na pas à régler la question sociale, il est tout de même difficile dexpliquer à des TPA CDI depuis plusieurs années (quils soient étudiants ou quils aient deux emplois) que, du jour au lendemain, on ne leur offre plus les mêmes conditions de travail.
Noublions pas que dès le départ, le DRH reconnaissait lui-même que les TPA constituaient une population hétérogène. Difficile alors détablir un cadre de règles identiques pour tous.