Le Syndicat SUD tient à dénoncer la gestion menée sur le CP1. En effet, nous trouvons inadmissibles les conditions dans lesquelles ont dû travailler les péagers pendant les travaux dinstallation des BTP sur Chesnes. Ces travaux programmés en saison estivale, alors que nombre délus et notamment membres du CHSCT étaient en vacances, ont été menés au mépris de la sécurité valeur à laquelle lentreprise, et le groupe EIFFAGE, se dit sensible. Voici ce que nous a rapporté un péager :
Les travaux ont lieu durant trois semaines au péage de Chesnes afin dinstaller les BTP (une dans chaque sens de circulation). Pour cela, la cabine du péager est « condamnée ». Le péager en poste, qui nest pas équipé de chaussures de sécurité, est donc dehors, derrière les voies automatiques (MAP), avec une banane contenant de largent (250 ) pour faire la monnaie aux clients, saisir les cartes illisibles, etc. mais aussi habituer les usagers à utiliser les voies automatiques
Concrètement il y a deux voies automatiques dans chaque sens :
- Lune équipée de DAC (Détecteur Automatique de Classe) sur laquelle circule tous types de véhicules. Cette voie est équipée dun lecteur CB, dune antenne TIS et pour le règlement en espèces, dun panier qui rend la monnaie.
- Lautre, sans DAC, est réservée aux véhicules classe 1 (avec le gabarit de hauteur limité à deux mètres).
Le problème est le suivant : puisque la cabine est fermée, cela fait une voie de moins douverte. Le trafic est constitué principalement de PL et les bouchons remontent très rapidement. Il est donc demandé aux péagers dappliquer la procédure suivante : ouvrir le gabarit de la deuxième voie pour faire transiter les PL en modifiant la classe et passer les cartes CAPLIS (ou autres) du client dans le lecteur (le lecteur étant au niveau des véhicules classe 1, les PL ne peuvent pas y accéder). Si lon aperçoit que le PL a un badge, il faut enjamber le muret, et se rendre sur le second MUST situé derrière le péager (en traversant la voie TLP avec les véhicules venant de dos) pour tabuler la classe 4 et valider avec la carte PAG. Répéter lopération autant de fois que cela savère nécessaire et tout cela dans le bruit (bien que le personnel soit équipé dun casque et de bouchons doreilles), les odeurs de pots déchappement et la poussière des marteaux piqueurs.
Comment un tel procédé a-t-il pu être mis en place ? Nous exigeons que les organisations syndicales soient dorénavant tenues précisément informées des dates des prochains travaux afin dêtre en mesure den suivre le déroulement et davoir la possibilité dintervenir au plus tôt le cas échéant.
Je vous prie dagréer, Monsieur le Directeur Général, lexpression de mes sincères salutations.
des bouchons aux p?es de la cire dans les oreilles et une direction qui est sourdes aux conditions de travail de ses salari?vous avez dit sevice public.